Francais

« ŒDIPE ROI » de SOPHOCLE

Biographie de Sophocle
Sophocle naît à Colonne, petite ville à côté d’Athènes, en 496 av. J.C. et recevra l’éducation habituelle pour les familles aisées. En 468 il gagne son premier prix de tragédie à Athènes contre son aîné Eschyle. Il en gagnera vingt ! Avant d’être lui-même détrôné par Euripide en 441.

Sophocle a exercé des fonctions militaires dans la cité,mais jamais politique. Celle-ci ne l’attire pas plus que cela même si ses écrits ne peuvent éviter d’y toucher. Les discussions entre Créon et Antigone posent la question des droits fondamentaux des êtres humains, mais posent également le problème du pouvoir, de la force de la loi et des droits à s’y opposer.

Sophocle, comme Eschyle, aurait écrit plus de cent vingt tragédies. Mais, est-ce lehasard qui fait que nous n’en possédons que sept, exactement le même nombre que pour Eschyle ?… Alors que pour Euripide qui en aurait écrit quatre-vingt-douze il nous en reste dix-huit.

Ses tragédies les plus célèbres touchent aux Atrides avec « Electre » et surtout à Thèbes avec « Antigone », « Œdipe roi » et « Œdipe à Colonne »

Sophocle atteindra l’âge plus que respectable, surtout pourl’époque, de quatre-vingt dix ans et mourra en 406.

Résumé de l’œuvre :
Alors que OEdipe est le roi de Thèbes, devant son palais, des citoyens sont venus lui demander de l’aide face à la peste qui décime le royaume et qui rend stériles aussi bien l’agriculture que les animaux et les femmes.
Puisqu’il souffre lui aussi de cette situation, OEdipe veux y remédier et annonce qu’il a déjà envoyé Créon,le frère de sa femme Jocaste, pour consulter l’oracle à ce propos.
Au retour de Créon, ce dernier explique que selon l’oracle, la peste viendrait du meurtre non élucidé de l’ancien roi de Thèbes, Laïos. Alors OEdipe s’engage à faire toute la lumière sur cet événement, et il décide de mener une enquête pour découvrir et punir les coupables. A cet effet, il convoque Tirésias, un devin, qui bienqu’aveugle, possède la faculté de clairvoyance sans doute utile à son enquête. Tout d’abord Tirésias refuse de dévoiler ce qu’il sait. Mais après y avoir été forcé, Tirésias révèle qu’OEdipe est lui-même le coupable qu’il recherche. Le devin précise que le coupable est en même temps frère et père de ses enfants, fils et époux de la femme qui l’a mis au monde.
Loin de pouvoir assimiler une telleaccusation, OEdipe soupçonne plutôt que Tirésias et Créon complotent pour tenter de lui ravir le trône. Mais Jocaste apaise la querelle naissante et banalise les propos de Tirésias : personne ne saurait, sans risquer de se tromper, interpréter correctement les oracles. Elle en veut pour preuve qu’une prédiction annonçait que Laïos devait mourir de la main de son fils, et que, selon les dires d’unserviteur rescapé, Laïos fut assassiné par des brigands, au croisement des chemins de Delphes et de Daulis.
Mais OEdipe n’est pas satisfait pour autant. Il se souvient d’une époque lointaine, lorsqu’au cours d’une fête, un ivrogne avait raconté qu’il était un enfant trouvé. Pourtant, OEdipe a toujours cru que ses parents étaient Polybe et Mérope, roi et reine de Corinthe. Tourmenté par cettedéclaration contradictoire, il était allé interroger l’oracle. Mais ce dernier, au lieu de lui répondre, prédit qu’il épouserait sa mère, engendrerai une descendance maudite et qu’il tuerait son père.
Pour éviter que ne s’accomplisse ce tragique destin, au lieu de retourner à Corinthe vers ceux qu’il prenait toujours pour ses parents, il prit une autre direction. A un carrefour, il rencontra un hommequi ressemblait à celui décrit par Jocaste. Ce denier lui disputa la priorité du passage, si bien qu’en se défendant, OEdipe le tua.

Pour faire toute la lumière sur cette affaire, OEdipe ordonne que l’on retrouve le serviteur rescapé, celui qui, à l’époque, prétendit que Laïos fut tué par des brigands. Mais voici qu’arrive un messager en provenance de Corinthe. Il annonce la mort du roi…