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CHAPITRE : DOUTE PHILOSOPHIQUE : PEUT-ON DOUTER DE TOUT ?
SECTION1 : INTRODUCTION
On peut considérer le doute comme inséparable, et même constitutif, de toute véritable entreprise philosophique. De Socrate à Descartes, en passant par les sceptiques, en effet, on retrouve ce doute.
Chez Socrate, le doute est synonyme de critique et de remise en cause de tout ce qui présente comme savoir(définitif).
Chez les sceptiques, le doute est une attitude de suspens : on dit que, étant donné la nature (précaire) de l’homme, on ne peut rien affirmer avec certitude, mais qu’on doit au contraire douter de tout.
Chez Descartes, on retrouve le même doute radical que chez les sceptiques, mais, avec un mélange du doute socratique : le doute radical sert à ne pas être dupe des opinions ou des fauxsavoirs; c’est une méthode qui sert à nous purger de nos illusions, et à atteindre la vérité, sans se précipiter.
Mais si le doute nous est présenté comme attitude philosophique par excellence, est-il quelque chose de si positif? La question même de savoir si on peut douter de tout semble entraîner un doute quant à la valeur même du doute. La question semble en effet présupposer qu’il est peut-êtreexagéré de douter de tout : peut-être une vie humaine n’est-elle pas possible si on se met réellement, dans la vie quotidienne, à douter de tout, car ce serait rester en suspens (cf. étymologie du mot) et donc à la limite se laisser mourir.
En tout cas, se demander si « on peut » douter de tout, c’est sous-entendre que douter de tout est quelque chose qui ne va pas de soi, qui pose problème : que,si ce n’est pas impossible, ce sera au moins difficile.
Il faut donc se demander s’il y a des limites au doute, et cela, au sens à la fois théorique, moral, et politique.
Ce qui reviendra à se demander jusqu’où va la liberté de penser (d’abord au sens théorique, ie, au sens où elle n’entraîne aucune conséquence pratique sur la vie des gens), et aussi, au sens pratique, ie, au sens où cette foisnotre doute a des conséquences sur notre conduite et peut-être la société toute entière.
Bref le doute : attitude positive, ou négative? Est-il seulement une attitude théorique, n’ayant de conséquences que pour la cohérence de la pensée avec elle-même, ou bien est-ce une attitude qui a des conséquences pratiques? (selon réponse, on répond à première question différemment)
Bref : le problème posépar le sujet est double. D’abord, il pose le problème de savoir s’il existe des connaissances indubitables. Ensuite, il pose le problème de la liberté, à la fois intellectuelle et politique, de l’homme.

SECTION II-LA POSSIBILITE A LA FOIS MORALE ET RATIONNELLE DE DOUTER DE TOUT.
A-SOCRATE ET LES VERTUS DU DOUTE (DEFINI COMME ATTITUDE CRITIQUE).
Pourquoi ne pourrait-on pas douterde tout? En effet, comme nous l’a montré Socrate, le doute est cette attitude critique vis-à-vis de tout ce qui passe pour certain, ou de ce qui se donne comme un savoir. Ne pas se remettre en question est l’attitude dogmatique que combat la philosophie. Le doute a plus de vertu que l’assurance des dogmatiques. (développer, à l’aide d’un texte)
Pour Socrate, douter de tout, ne rien prendre commeallant de soi, pour acquis, est un devoir pour l’homme.
Il va donc de soi que l’homme peut douter de tout, à la fois au sens de la capacité (l’homme ne serait pas ainsi fait qu’il lui serait impossible de remplir ce qui par définition fait qu’il deviendrait vraiment un homme) mais aussi au sens de droit à (si c’est un devoir moral, alors, ce n’est pas immoral et donc aucun droit ne saurait allercontre).
Le doute, c’est ce qui permet le progrès de l’humanité, à la fois au sens moral mais aussi au sens historique, scientifique, etc. Car douter ce n’est rien d’autre que faire preuve d’esprit critique.
B- LA POSSIBILITE RATIONNELLE DU DOUTE RADICAL IMPLIQUE QU’AUCUNE CONNAISSANCE HUMAINE N’EST FONDEE (CERTAINE).
Mais si douter c’est faire preuve d’esprit critique, et se…