Economie internationale

Chapitre 7 : Fondements des politiques de coopération commerciales internationales Sommaire du cours

Chapitre 7 Fondements des politiques de coopération commerciales internationales Dernière mise à jour le 30 septembre 2009

1 – Dilemme du prisonnier et coopération commerciale A – La tentation de manipuler les termes de l’échange B – Négociations versus libre échange C – Le dilemme duprisonnier appliqué à la politique commerciale 2 – Rôle des groupes de pression A – La demande de politique commerciale B – L’offre de politique commerciale C – L’élaboration de la politique commerciale D – Politique commerciale et théorème de l’électeur médian 1) Origines du théorème de l’électeur médian 2) Application à la politique commerciale 3 – Les accords commerciaux, moyen d’imposer des choiximpopulaires ? A – Crédibilité et cohérence temporelle B – Application au cas des politiques commerciales 1) Cas d’une politique commerciale crédible 2) Cas d’une politique commerciale non crédible 3) L’accord commercial au secours d’un gouvernement non crédible 4 – Vue d’ensemble des théories du choix des politiques commerciales A – L’institutionnalisme néolibéral B – L’approche néo marxiste C –Les approches réalistes, néo-réalistes et postclassiques Annexe : Rappel sur Frédéric BASTIAT A – Critique du protectionnisme à travers la pétition des marchands de chandelles B – La critique de l’interventionnisme étatique

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Chapitre 7 : Fondements des politiques de coopération commerciales internationales Sommaire du cours

1 – Dilemme du prisonnier et coopérationcommerciale La coopération commerciale est au protectionnisme et aux guerres commerciales ce que la diplomatie est à la guerre. En l’absence de coopération commerciale, les pays, en particulier les pays puissants commercialement, pourraient relever à leur gré et unilatéralement leurs droits de douane. Ils seraient ainsi en mesure d’exporter tout en se protégeant sur leur marché intérieur. A défaut depouvoir exporter, ils seraient à l’origine de l’exportation de leurs difficultés vers le reste du monde, comme l’a montré l’exemple de la politique commerciale américaine à la suite de la crise économique de 1929 (voir le chapitre 2). A – La tentation de manipuler les termes de l’échange En termes plus alambiqués, cela revient à dire qu’un pays non coopératif peu chercher à améliorer les  » termesde l’échange » (prix relatif de ses exportations par rapport à ses importations) en sa faveur. Mais, que ce pays soit puissant ou non, cela risque d’engendrer chez ses partenaires une hostilité qui se traduira bien souvent par des mesures de rétorsion. On le sait pour l’avoir étudié dans le cadre du modèle de BRANDER et KRUGMAN. Il s’ensuivra une situation sous-optimale au plan mondial, quifinalement réduira le bien-être de tous les coéchangistes sauf dans des cas particuliers et rares de domination économique intégrale d’un pays sur un autre. Mais même alors, un renversement de puissance peut toujours se produire qui conduira alors le pays dominé économiquement à prendre une revanche commerciale, quitte à trouver des alliés. Au plan des relations économiques internationales, la théoriedes jeux sert de point de référence pour justifier la supériorité de la coopération sur non coopération. Le « dilemme du prisonnier », dont l’essence a été dévoilée par le célèbre économiste John Forbes NASH (prix Nobel d’économie en 1994) et que nous avons déjà évoqué dans un contexte quelque peu différent déjà évoqué dans le chapitre 5 (modèle du dumping réciproque) est à la théorie de lacoopération commerciale internationale ce que le théorème des avantages comparatifs de RICARDO est à la théorie « pure » du commerce internationale. En effet, la non-coopération est un comportement certes rationnel, mais qui aboutit à une situation pire que la coopération, mettant en échec la main invisible d’Adam SMITH. Toutefois, on sait que cette incitation à la coopération ne joue que dans le cas où…