Fleuve les plus en dangers au monde

ECOL’EAU

Numéro16 – 26 Avril 2010

Actualité- science : Les causes et les conséquences de l’assèchement des plus grands fleuves au monde.
Vue des chutes Victoria sur le Zambèze, au Zimbabwe

Répartis sur l’ensemble du monde, ces fleuves font partie des « dix grands fleuves les plus en danger au monde » selon Le Fonds mondial pour la nature (World Wide Fund for Nature) en 2007 . Lesfleuves incarnent bien souvent notre monde, en effet restant sans protections, ils sont affaiblis , pollués et confrontés aux pillage, généralement, seul un filet d’eau parvient jusqu’à la mer. Ces fleuves constituent « les meilleurs exemples de menaces qui pèsent sur tous les cours d’eau mondial », explique le directeur du WWF.

Les principales causes de l’assèchement des fleuves : Selon lerapport, intitulé « Les 10 plus grands fleuves en danger », du WWF ( une organisation environnementale), les causes des dégradations des fleuves et leur assèchement sont très divers. Mais, la plupart du temps, les facteurs qui entrainent la perte d’un fleuve s’accumulent, et leurs effets s’accroissent. Les canalisations et les digues entrainent de multiples dommages. En modifiant l’habitat natureldes espèces et en pratiquant la surpêche; c’est la biodiversité (c’est-à-dire l’ensemble des espèces vivantes présentes sur la Terre (plantes, animaux, micro-organismes, etc.), les communautés formées par ces espèces et les habitats dans lesquels ils vivent) qui est directement visée.
Tout comme les barrages qui freinent l’évacuation de polluants, qui s’accumulent dans les fleuves et jouentle rôle de décharges et d’égouts : « On ne doit pas forcément arrêter la construction de barrages, mais on ne peut plus les mettre n’importe où », s’alarme Denis Landerbergue, responsable du programme zones humides du WWF.
Le Yangtsé (Yangzi Jiang) en est le meilleur exemple, bien qu’il alimente 40 % du territoire chinois et fournis l’eau nécessaire à 70 % de la production de riziculture, 25milliards de tonnes d’eaux y sont déversés chaque années provenant directement des zones urbaines et industrielles.
La surexploitation de l’homme est l’une des causes les plus pathogène des fleuves ainsi que le réchauffement climatique. Avant leurs rejets dans l’avale, les fleuves Africains traite moins de 10 % de leurs eau, ceux d’Amérique latine 14 %, Asiatiques 25 %, contre 66 % pour lesfleuves Européens et 90 % pour ceux l’Amérique du Nord.
Les conséquences de l’assèchement des fleuves :
Le plus fort risque pour les grands fleuves est tout simplement leur assèchement. Quatre fleuves présentent les signes typiques des fleuves surexploités : le Rio Grande, le Gange, l’Indus et le Nil. Ils ont souvent du mal à rejoindre la mer, se sont des pratiques agricoles inadaptéesqui sont en cause. La perte des fleuves serait catastrophique pour les Asiatiques, car leurs fleuves sont la première source d’eau douce pour leur riziculture, en effet cinq fleuves d’Asie dont dépendent plus de 870 millions de personnes comptent parmi les dix fleuves les plus menacés au monde selon un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF). Partout, la demande en eau est croissante maisles quantités utilisable sont en baisse. Là encore, les problèmes se développe. Quand un débit en eau est trop faible, les pollutions domestiques, urbaines ou industrielles ne sont pas diluées ni évacuées, et l’eau contaminée alimente les villes et les champs. Ce type de contamination menace tous les cours d’eau de la planète. La salinisation c’est-à-dire, l’accumulation des sels dans le sol,gagne à l’aval des fleuves, ce qui diminue encore la quantité d’eau disponible.
En Asie, ce sont les fleuves Yangtzé, le Mékong, la Salouen, le Gange et l’Indus qui sont en danger. En Europe, le Danube est le plus menacé, en Amérique Latine ce sont le Rio de La Plata et le Rio Grande/Rio Bravo, en Afrique le Nil-Lac Victoria, et en Australie le fleuve Murray-Darling. L’assèchement des fleuves…