Beaudelaire

Elevation:
« Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor, »
L’Albatros:
« Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent demarcher. »
Correspondances:
« L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. »
Le poète par sa spécificité, lui dont Baudelaire a bien précisé lanaissance horrible, (
« Ah ! que n’ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision ! », Benediction, ), se doit de se tenir au delà d’un monde dont la médiocrité le rebute ,ainsi qu’il l’exprime dans L’idéal:
« Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal. »,
donc refus d’un monde qui se vautre dans la médiocrité, contraire à lanature du poète et de la poésie qui doit par mission fréquenter les ethers, on retrouve le début de L’Elevation dans la supériorité du poète face à l’immanence pour transcender le monde et se mouvoirtelle la figure du mage déjà prise par Hugo, c’est à dire celui qui peut guider le monde dans une fôret de symbole que la bassesse de la plèbe lui cache. La poésie est donc celle qui dévoile le senscaché, qui permet de « faire voir » la beauté, l’idéal, de le comprendre, ou du moins d’essayer de l’atteindre. La Poésie se veut une force de révélation, de mise en lumière d’une beauté à laquelle noussommes avaugles. On sait que Baudelaire se fera un des précurseurs du symbolisme. cf  » La Forêt de symboles »

Quelques arguments sur la fonction du poète
« Ce voyageur ailé, »: le poète commepossédant par essence une supériorité, une vigueur qui lui permet de dépasser sa condition humaine. Puis dans Elévation:
 » Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dansl’onde,
Tu sillonnes gaîment l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté. »,
L’Albatros: « Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; »: un appel du poète comme force, comme cirilité,…