Dans quelle mesure le développement accompagne t-il la croissance ?

Introduction :
Accroche : Entre 1981 et 2001, en Chine, la richesse moyenne dont dispose chaque habitant a augmenté
de 8,5% en moyenne par an, provoquant une diminution de la population vivant avec moins d’un dollar
par jour de 48%.
Problématique : Le développement apparaît lié à la croissance économique, qui permet d’augmenter le
niveau et les conditions de vie, par l’augmentation durablede la production de biens et services. Et
pourtant, dans le même temps, les données relatives à l’environnement en Chine (émission de gaz à effet
de serre, pollution de l’eau, déforestation) montre une profonde dégradation de la situation. Or, il convient
de rappeler que le développement humain ne se limite pas à la seule dimension économique, mais traduit
également des progrès en matièresociale, politique et environnementale permettant un « élargissement de
l’éventail des possibilités offertes à l’homme ». (Programme des Nations Unis pour le développement ou
PNUD) La croissance est-elle une condition nécessaire au développement, et comment agit-elle ? N’a-t-
elle que des effets positifs pour le développement ?
Annonce du plan : Nous verrons que le développement est en principefavorisé par la croissance
économique (I), mais que, pourtant, il ne l’accompagne pas toujours (II).
I- Le développement est en principe favorisé par la croissance économique…
Introduction partie I : La croissance apparaît comme un facteur nécessaire au développement (A). Encore
faut-il qu’une partie des fruits de la croissance soit orientée vers la satisfaction des besoins essentiels de lapopulation (B)
A- La croissance, condition nécessaire du développement
1- Ce qui est vérifié par plusieurs données…
Dans les pays les moins avancés (PMA), où le PIB par habitant est faible (1274$ en moyenne contre
27169$ pour les pays de l’OCDE à revenu élevé, en 2001) et la croissance faible, voire négative depuis
1985 (cas de nombreux pays africains), l’indicateur de développement humain(IDH) est faible : 0,448
contre 0,929 pour les pays à revenu élevé. Parmi les pays en développement, c’est en Asie de l’Est et du
Pacifique, où la croissance du PIB par habitant est très rapide, que l’IDH est le plus élevé : 0,722 contre
0,448 pour les PMA (doc.1)
Une étude du Fonds monétaire international (FMI) confirme ce constat. Pour les pays à revenu par tête
faible ou moyen, c’est dansceux qui ont connu la plus forte croissance que la pauvreté a reculé (Chine,
Inde), alors qu’elle stagnait ou augmentait dans ceux qui ont connu une croissance faible ou négative
(Afrique subsaharienne) (doc.2).
2- … et s’explique par deux grands mécanismes
Tout d’abord, la hausse des salaires et les créations d’emplois, liées à la nécessité de produire plus,
entraînent une augmentation duniveau de vie. La consommation de produits alimentaires augmente
permettant une réduction de la faim et de la malnutrition. La part des consommations alimentaires dans le
budget des ménages diminue au profit de la consommation de biens durables et de services (Lois
d’Engel). Ainsi, au Mexique où le PNB par habitant est 13 fois plus élevé qu’en Ethiopie et où la
croissance est plus forte, lenombre d’automobiles pour 1000 habitants est 97 fois plus élevé et celui de
téléviseurs près de 5 fois plus (doc. 3). La hausse du niveau de vie permet aux parents de se passer du
revenu du travail de leurs enfants et de les envoyer à l’école.
D’autre part, l’augmentation des profits, autorisée par la hausse du PIB, permet une hausse des
investissements, donc une hausse de la demande, donc descréations d’emplois qui favorisent une hausse
du niveau de vie . En outre, ces investissements peuvent permettre une hausse de la productivité et donc
des exportations, ce qui favorise un cercle vertueux de croissance.
B- Les fruits de la croissance doivent être orientés vers la satisfaction des besoins
essentiels.
1- La croissance permet des dépenses d’éducation et de santé et la création…