Dante – la divine comedie

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André Durand présente

‘’La divine comédie’’
“La divina comedia”

(1307-1321)

poème de DANTE

(500 pages)

pour lequel on trouve ici un résumé

‘’L’enfer’’ (page 1)
‘’Le purgatoire’’ (page 7)
‘’Le paradis’’ (page 12)

puis successivementl’examen de :

la genèse (page 17)

l’intérêt de l’action (page 18)

l’intérêt littéraire (page 23)

Bonne lecture !

‘’L’enfer’’

Chant I

Dante, égaré, la nuit du jeudi saint, 7 avril 1300, dans une « forêt sauvage » et obscure, rencontre une « montagne lumineuse » que trois bêtes féroces (un guépard, un lion, une louve)l’empêchent de gravir. Virgile apparaît, qui s’offre à le tirer du mauvais pas où il s’est engagé. Il le réconforte en l’assurant que l’Italie plongée dans les discordes civiles connaîtra un suprême organisateur (« le vautre ») qui, doué de « sagesse, d’amour et de vertu », apportera de nouveau aux humains la justice et la paix. Il lui propose de le guider vers « l’empereur qui règne toutlà-haut ».

Chant II

Virgile explique sa mission : il représente la raison et est envoyé par Béatrice, la jeune fille qu’aime Dante. Celui-ci en est rassuré, d’autant plus que veillent aussi sur lui la Vierge Marie et ainte Lucie. Béatrice, descendant de son trône de gloire, s’est présentée toute rayonnante de lumière mais les yeux pleins de larmes, devant Virgile, et l’a prié de porter secours à Dante,prière qu’il exauça de suite. Dante, par amour de cette beauté dont le souvenir demeure encore vivant dans son cœur, accepte de devenir le disciple de Virgile.

Chant III

Le vendredi saint, 8 avril 1300, au soir, à la porte de l’enfer, Dante lit l’inscription : «Vous qui entrez, laissez toute espérance». Ils la franchissent, et, dans la sombre plaine qui les accueille, accèdent de plain-piedà une région obscure, vestibule de l’enfer, où ils aperçoivent la grande foule des « malheureux qui ne furent jamais vivants », des gens sans caractère, des lâches, des indifférents, « des esprits […] Qui sans louange et sans blâme ont vécu ». N’ayant su ou voulu prendre parti dans la vie, ils sont condamnés à en prendre un dans l’autre monde et à ne plus le quitter : les uns sont forcés decourir sans cesse après un étendard, d’autres sont sans cesse harcelés par des taons et des guêpes qui les aiguillonnent vainement. Pour n’être pas moins beaux, les cieux les chassent, et le profond enfer ne veut pas d’eux, car les damnés en auraient plus de gloire.
Dante les regarde sans s’arrêter. Voici la « triste rivière de l’Achéron » sur les rives de laquelle les âmes viennent échouer et que,sur sa barque, le « nocher » Charon fait traverser à Virgile et à Dante.

Chant IV

Les deux pèlerins arrivent au premier cercle de l’enfer : les limbes, dont l’ambiance est de désespoir mais où il n’y a pas de supplice, nul pleur, mais seulement des soupirs. C’est la demeure des enfants morts sans baptême. C’est aussi, dans un noble et lumineux château, la demeure des patriarches délivrés parle Christ ; des justes n’ayant pas connu la vraie foi ; des « grands esprits » dont la parfaite raison dans l’ordre des vérités naturellles fut une sorte de lumière chassant les ténèbres ; des grands hommes de l’Antiquité (dont Virgile) qui, en s’inspirant de la beauté de la nature, modelèrent des œuvres de beauté, honorèrent les sciences et les arts, et furent des chrétiens, sinon dans la totalepossession de la foi, du moins dans leur espoir et leur attente.

Chant V

Dans le deuxième cercle où se tient Minos, le juge et le répartiteur des âmes, Dante voit des luxurieux qui sont entraînés dans la tempête perpétuelle de leurs sentiments et de leurs regrets. S’y trouvent notamment : Sémiramis, Cléopâtre, Hélène, Achille, Pâris, Tristan, Didon, Francesca da Rimini et son amant….