Conte

?DURAND Jean Baptiste Mémoire professionnel
IUFM de Dijon

Le conte merveilleux :
de la lecture à la production d’écrits

Tuteur : Mme CLERGIRONNET Année 2001-2002

J’adresse mes plus vifs remerciements à ma directrice de mémoire et professeur de français, Mme Clergironnet, pour ses conseils précieux et ses relectures attentives .
SOMMAIRE
Introduction
Approchethéorique
1) Qu’est-ce qu’un conte merveilleux ?
11) Définitions
111) Définition du merveilleux
112) Définition structuraliste du conte merveilleux
113) Quelques caractéristiques essentielles du conte : 8
12) Différences avec d’autres types de récits proches :
121) Le mythe :
122) La légende : 10
123) L’épopée
124) La fable 11
125) Les autres types de contes
13) Le conte, issu de latradition orale :
131 Les sources populaires orales dans les contes de Perrault
132) Les sources du recueil des frères Grimm
14) Le conte inventé
141) Andersen
142) Les écrivains conteurs contemporains
2) le conte merveilleux à l’école ? :
21) Le conte merveilleux, un récit pour enfants ?
211) Arguments contre
212) Arguments pour
22) Ce qu’en disent les IO
221) Livret Maîtrisede la langue (1992)
222) Les programmes de 1995
223) Les nouveaux programmes de l’école primaire
Compte rendu d’activités proposees en stages
1) Un projet d’écriture en CM2
11) Le contexte
12) L’analyse de contes des Grimm et la production d’un conte
121) L’analyse de deux contes de Grimm
122) Préparation à l’écriture
123) La production du conte
13) Bilan général
2) Un projetd’écriture en GS
21) Le contexte
22) Les activités autour de « La drôle de maison »
221) Première semaine
222) Deuxième semaine
23) Belle-si-belle aux yeux tristes
24) Bilan
Conclusion
Bibliographie 35
Annexes 36
Introduction

Lire et écrire sont des objectifs essentiels de l’école primaire. Ils ont été réaffirmés avec force lors de la parution des nouveaux programmes de 2002.J’ai été confronté au cours de ma scolarité à un enseignement traditionnel de la production d’écrits où la rédaction tenait toute la place. C’est sans doute en partie pour cette raison que j’ai souhaité, pendant cette année de formation, trouver une réponse différente à cette question fondamentale : comment faire produire aux enfants de l’école primaire des textes construits et porteurs de sens ?Le choix du texte à faire produire aux élèves s’est fait suite à l’examen de plusieurs critères. Tout d’abord, il devait s’agir d’un texte narratif, car je souhaitais que les élèves éprouvent en écrivant le plaisir d’inventer un monde imaginaire. Il ne s’agissait pas, dans cette optique, d’écrire un texte à dominante technique. D’autre part, plusieurs textes devaient pouvoir être lus etétudiés au cours des trois semaines que durent les stages en responsabilité. Le conte merveilleux m’a paru, de par sa longueur et de par sa structure assez simple à mettre en évidence, répondre le mieux à ces exigences. Encore fallait-il se demander si les recueils de contes merveilleux traditionnels sont lisibles par des élèves de l’école primaire. De plus, l’essentiel était de trouver comment, à partirde la lecture de contes merveilleux, en faire produire un à des élèves de CM2 et à des élèves de grande section de maternelle (niveaux où j’ai effectué mes deux stages en responsabilité).

Une première partie est consacrée à une approche théorique du conte merveilleux. Après l’avoir défini et avoir examiné les sources des principaux recueils écrits étudiés aujourd’hui dans les écoles, nous nousinterrogerons pour savoir si le conte merveilleux est un récit pour enfants.
Dans une deuxième partie, je présenterai et analyserai les projets d’écriture menés lors de mes deux stages en responsabilité.
Approche théorique

1)Qu’est-ce qu’un conte merveilleux ?

11) Définitions

111) Définition du merveilleux

Le mot « merveilleux » vient du latin populaire miribilia, altération de…